Manuel

Un peu de douceur dans ce monde de brute.

A chaque jour suffit sa peine ? Non, à chaque jour suffit sa joie. C’est comme cela que j’ai rencontré Thierry, quand nous avons été formé ensemble.

Mais depuis quel chemin.

Ce n’est pas que le monde est malveillant, mais c’est un héritage que le père noël nous a mis dans sa hotte, une pomme empoisonnée, qui bloque notre joie de vivre, notre autonomie, qui génère tant de frustration en nous, ressortant par des pleurs qui ne vident pas, mais surtout des colères phénoménales.

Bébé, il est rare que nous ayons reçus la bienveillance épanouissante. Les guerres mondiales, je crois qu’on ne mesure vraiment pas l’impact qu’elles ont encore : Peur, parano, sclérose, dégout, ce sont des mots, mais c’est vraiment un sang noir qui circule en nous.

Le résultat n’est pas brillant : dès qu’il y a un mot de trop, ou encore dès que nous vivons un échec, nous le vivons comme si notre vie était en jeu, et nous n’arrivons plus à l’exprimer.

Moi qui vient de la compétition, du coté jovial mais vulgaire du rugby, du Val d’Oise ( 9-5, pour les intimes), Thierry me désempare. Je crois que je pourrais lui cracher ma rage au visage, et à chaque fois, il trouve le bon mot, comme un magicien qui claque dans ses doigts, et mon état redescend immédiatement.

Vous l’aurez compris, c’est un maître dans la communication. Il pratique notamment l’hypnose, et sait déjouer les schémas inconscients qui nous sclérosent.

Mais aussi, il a intégré la mouvance de l’IFS. Et cela est incroyable. C’est une formation qui permet d’être son propre maître, surtout quand tout va mal, où plutôt que d’aller frapper tout le monde, on revient à soi, et on se parle avec soi-même. C’est une autonomisation dans la gestion de notre émotionnel débordant. On personnalise ce qu’on ressent.

Vous êtes en guerre avec quelqu’un ? alors dans l’imaginaire on se retrouve avec cette personne, et on discute…

Il se présente comme accompagnant les zèbres… cela veut dire que des personnes ont un ressenti exacerbé. Je partage avec lui, une hypersensibilité aux non-dits. C’est comme si, chez quelqu’un, les non-dits, étaient un magma vraiment très désagréable qui circulait. Entre autre, ce n’est qu’une présentation.

Il apporte surtout la bienveillance qui est bloquée en nous, pour qu’elle sorte naturellement. Pas de dogme, juste vivre.